MyLegitech : "Le contrat augmenté est notre réponse à la complexité croissante".
Un an après le rapprochement entre ImmoSign et Seraphin.legal, MYLEGITECH s’impose comme le nouveau leader français du CLM. Son CEO, Vincent Anquetil, partage sa vision d’un "contrat augmenté", moteur d’automatisation,
d’interopérabilité… et de souveraineté.

Salon des RDV des transformations du droit : MYLEGITECH revendique aujourd’hui plus de 3 000 clients. Comment expliquez-vous cette forte accélération depuis votre fusion en 2023 ?
Vincent Anquetil : C’est le fruit d’un alignement stratégique entre nos équipes et nos technologies. Nous avons intégré les solutions ImmoSign et Seraphin.legal dans un socle commun. Cela nous permet aujourd’hui de couvrir tout le cycle de vie du contrat, avec une solution 100 % SaaS, modulaire et interopérable. Rédaction, validation, signature électronique, suivi des échéances, génération d’indicateurs… tout est pensé pour faciliter la vie des juristes, mais aussi des métiers.
Vous parlez de “contrat augmenté”. De quoi s’agit-il concrètement ?
Le contrat augmenté, c’est un document vivant, enrichi de données structurées, qui ne reste pas figé dans un PDF. Il devient interopérable avec le SI, exploitable par l’IA, et surtout utile à toutes les fonctions de l’entreprise : juridique, finance, achats, RH... Par exemple, certaines organisations utilisent notre CLM pour croiser les données de 14 outils internes différents (ERP, CRM, GED, etc.) avec le contrat, afin d’optimiser leur pilotage et leur conformité.
Vous investissez aussi dans l’intelligence artificielle. Comment l’IA transforme-t-elle concrètement le CLM ?
L’IA devient un assistant contractuel. Grâce au RAG (Retrieval-Augmented Generation), on ne se contente plus d’un modèle IA “halluciné” : on interroge les vrais contrats. Cela change tout.
Imaginez que vous cherchiez la clause de résiliation dans un contrat de 200 pages : une IA RAG bien entraînée peut la trouver, l’expliquer, et même la comparer à d’autres modèles internes. Cela garantit la conformité juridique et démocratise l’accès aux données contractuelles dans l’entreprise.
Vous avez aussi renforcé votre position dans l’immobilier. Pourquoi ce secteur ?
C’est un secteur très normé, avec de forts enjeux de volume, de conformité et de délais. Nous avons donc conçu une contrathèque métier spécifique à l’immobilier, avec signature électronique intégrée, tablette de signature, API prête à l’emploi pour les éditeurs partenaires. Et ça marche : notre présence au salon RENT nous a permis de conclure de nouveaux partenariats PropTech stratégiques.
Quelles sont vos ambitions à moyen terme ?
Nous déployons une offre spécifique pour le secteur public, co-développée avec des collectivités. Notre objectif : créer une actothèque souveraine, assistée par IA, pour simplifier la production d’actes conformes et réutilisables. C’est un défi à fort impact.
En parallèle, nous participons activement à la structuration de la DATA, pour que la gouvernance des données contractuelles reste entre les mains des entreprises – pas des Big Techs.
Un mot de conclusion ?
Le contrat est partout. Il doit devenir lisible, exploitable, interconnecté, sécurisé. C’est tout l’enjeu du CLM. Chez MYLEGITECH, nous voulons offrir une solution souveraine, simple, innovante, pour que le contrat soit enfin un outil de pilotage – et non un frein.
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